Le DVD est mort, vive la VOD ?

The Library recently started offering its first video-on-demand : « State 194 », by Dan Stetton, a documentary film for professor Riccardo Bocco’s course Screening the Israeli-Palestinian Conflict.

The shift from DVD to digital access causes more problems and thoughts than you might imagine, as explained by our multimedia librarian Pierre-André Fink.

Streaming, téléchargement, peer-to-peer, BitTorrent, Netflix… Termes peut-être barbares qui, depuis des années, agissent sur notre manière de consommer des films. L’usage de la vidéo en ligne est devenu courant avec une influence directe sur le cinéma, la télévision et le DVD, rendus moins attractifs. Les services de vidéo à la demande (VOD) se développent et convoitent non seulement le spectateur lambda, mais également les bibliothèques, en tant que clients potentiels.

Encline à l’innovation, la Bibliothèque s’est lancée dans la tendance en acquérant fin 2017 son premier film en streaming. Etape initiale d’une (r)évolution ou coup d’épée dans l’eau ?

Tout commence par la quête désespérée d’un film introuvable pour les besoins d’un cours qui sera donné au printemps prochain. Seule possibilité de visionner « State 194 » de Dan Stetton au sein de l’IHEID, le rattachement à une plateforme dédiée, spécialisée dans le documentaire académique. Une solution qui offre plusieurs avantages :

  • accès à des raretés pas ou plus commercialisées ailleurs
  • visionnage immédiat depuis n’importe quel outil de lecture connecté, à l’Institut et l’Université de Genève, ou doté d’un VPN
  • pas de contraintes temporelles et physiques liées au prêt de documents
  • plusieurs utilisateurs simultanés possibles

En bref, la formule « Quand je veux, où je veux et sur le support que je veux » exprime les atouts de la VOD.

Mais pas d’avantages sans inconvénients ni d’opportunités sans risques :

  • offre limitée ; sur les 3’500 DVD de notre collection, combien sont proposés en ligne par le distributeur choisi ?
  • coûts très élevés, voire prohibitifs (entre 225 et 375 $ par film, droits de diffusion compris)
  • location pour une durée déterminée (de 1 à 3 ans)

Dans ces conditions, la VOD signifie une dématérialisation de l’objet qui remet en question la notion même de collection et sa pérennisation.  En l’occurrence, la Bibliothèque ne possède plus le film qu’elle loue, mais un accès à celui-ci limité dans le temps. Une fois la souscription achevée, seul un renouvellement de licence perpétue la possibilité de le visionner. Coupes budgétaires ou faillite des distributeurs entraîneraient également la disparition de la collection virtuelle, alors que « seule » l’usure s’attaque au document physique. Une forme  de « dépossession » qui n’est pas sans rappeler celles rencontrées par la musique – disque versus fichier audio – et les livres – opposition électronique-papier.

Aujourd’hui, enseignement spécifique, travaux de recherche sur le sujet et ciné-club renforcent l’intérêt porté au cinéma à l’IHEID. Mais ni le DVD ni la VOD ne peuvent répondre en l’état à tous les besoins et usages effectifs. Une approche complémentaire est donc préconisée. Si le DVD est à l’agonie, victime de l’évolution technologique et de l’obsolescence du support, il n’est pas tout à fait mort. Quant à la VOD, elle constitue certainement un avenir qui se cherche dès à présent.

Vous – nos utilisateurs – déterminerez au final l’avenir de notre collection de films. Utilisez-vous encore des DVDs ? Comment percevez-vous la VOD ? Ses avantages font-ils mieux que compenser ses inconvénients ? Une autre voie est-elle possible ?


Illustration licence: CC0.

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